Respirer en pleine conscience

Respirer en conscience : pour ne plus étouffer dans sa vie !


Écoutez cette petite histoire : "alors qu'ils descendent une rivière, deux jeunes poissons croisent un congénère plus âgé qui remonte le courant.

Il leur dit : "bonjour, les garçons. Comment trouvez-vous l'eau ?"

Les jeunes lui sourient et poursuivent leur route. Un peu plus loin, l'un des jeunes poissons demande à l'autre : "c'est quoi l'eau ?"
Son élément naturel va tellement de soi que le poisson n'a même pas conscience de nager dedans.

Ainsi vont les choses quand nous nous trouvons dans notre élément, or bien d'autre n'y sont pas du tout, ils ne profitent pas vraiment de leur vie, ils l'endurent, et attendent le week-end...

Ils souffrent et ne le disent pas. Comment parvenons-nous à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures, dont nous savons qu'elles mettent en danger notre intégrité mentale et psychique ? 
Christophe DEJOURS a décrit merveilleusement bien dans "Souffrance en France" comment le processus fonctionne comme un piège : pour pouvoir endurer la souffrance sans perdre la raison, on se protège !

En revanche, il existe un anti-stress simple et rapide, rien de plus facile. Il s'obtient grâce à une respiration lente, ample et régulière de six cycles par minute : une inspiration en cinq secondes suivie d'une expiration en cinq secondes.

Le rythme cardiaque et la respiration vont entrer en résonance. Une sensation de bien-être envahit le corps.

On se sent moins fatigué et notre esprit, moins préoccupé, est d'autant plus ouvert et disponible aux aléas de la journée. Et les effets de la méthode peuvent se sentir bien au-delà de la relaxation passagère.

Que se passe-t-il exactement à l'intérieur de notre organisme ?

En cohérence cardiaque, il se produit un ensemble de réactions biochimiques démontrées scientifiquement : le taux de cortisol (hormone du stress) baisse, tandis que celui de certains neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, ocytocine) augmente. 
Le sensation de calme, d'apaisement et de bien-être est immédiate et dure plusieurs heures.

Oui, mais dans le rythme du boulot-métro-dodo, difficile de trouver encore du temps pour soi, qui plus est pour respirer ?
Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?

Le docteur David O'Hare répond simplement qu'en prenant ce temps, vous mettrez en place une pratique personnelle qui augmentera l'amplitude de votre variabilité cardiaque qui est corrélée à l'espérance de vie.


En somme, respirer grâce à la technique 365 (pratiquer cinq minutes à raison de trois fois par jour, 6 fois par minute) vous évitera de perdre du temps et vous augmenterez largement la qualité de votre vie. 

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