Penser différemment

Bart, né à Morton Grove, dans l'Illinois, ne fut pas un bébé très actif. Mais à l'âge de 6 ans, il se mit à faire quelque chose de très inhabituel, marchant sur les mains aussi bien que sur les pieds.

Sa performance lui valait bien des éclats de rire et l'approbation de la famille.

Quand des invités venaient à la maison, et lors des fêtes familiales, on demandait à Bart de faire son fameux numéro.

Il posait ses mains au sol, se dressait dessus puis il s'exerça à monter et à descendre les escaliers sur les mains.

Tout cela n'avait guère d'intérêt pratique, néanmoins cela lui valut une grande popularité.

Puis un jour, alors qu'il avait 10 ans, son professeur d'éducation physique à l'école primaire l'emmena dans un club de gymnastique avec l'accord de sa mère.


Lorsqu'il entra dans la salle, Bart écarquilla les yeux. Il n'avait jamais rien vu d'aussi merveilleux de toute sa vie : il y avait des cordes, des barres parallèles, des trapèzes, des espaliers, des trampolines, des cheval-d'arçons, etc...

Le lieu idéal. A ce moment là, sa vie changea de cap. Ses capacités innées ne servaient plus uniquement à s'amuser et à divertir les autres.

Huit ans plus tard, après d'innombrables heures passées à sauter, s'étirer, voltiger et soulever des haltères, Bart Conner fit son entrée sur le tapis des Jeux Olympiques à Montréal pour représenter les Etats-Unis d'Amérique.

Il devint le gymnaste masculin le plus récompensé de son pays et le premier Américain à remporter des médailles à tous les niveaux de compétition nationaux et internationaux.

Il fut champion des Etats-Unis, des jeux panaméricains, de la Coupe du monde et des Jeux olympiques.

Il fit partie de l'équipe olympique en 1976, en 1980 et en 1984. Lors d'une performance légendaire aux jeux de Los Angelès en 1984, il fit un retour spectaculaire après une déchirure du biceps en remportant deux médailles d'or.

En 1991, il entre au U.S Olympic Hall of Fame, puis en 1997 au temple international de la renommée de la gymnastique.

Aujourd'hui, il dirige une école en plein essor avec sa femme, la championne Nadia Comaneci !!

Les athlètes ont un sens profond des capacités de leur corps. Je trouve que leurs prouesses montrent à quel point notre vision des aptitudes humaines est limité.

Quand vous regardez travailler des sportifs, des danseurs, des musiciens, vous pouvez constater qu'il pensent - autant qu'ils executent - de manière extraordinaire.

Lorsqu'ils s'entraînent, ils engagent l'ensemble de leur corps pour mettre en place et mémoriser le numéro ou la pièce qu'ils préparent.
Pour ce faire, ils sollicitent une "mémoire musculaire".

Lors de la compétition sportive, ils décrivent des mouvements trop rapides et trop complexes pour faire appel à la réflexion consciente et à la prise de décision. Ils puisent dans les immenses réserves de la sensibilité et de l'intuition.

Ils puisent également dans les réserves des réflexes et de la coordination physique, ce qui sollicite la totalité du cerveau et non uniquement la pensée rationnelle.

Sinon, leur carrière ne décollerait jamais du sol, tout comme leur corps.

Ainsi, les athlètes et toutes sortes d'artistes remettent en cause ce que trop de gens jugent incontestables.

Comme le disait Thomas Edison : "si nous savions ce dont nous sommes capables, nous en serions abasourdis !!".

En somme, ne pas tout prendre pour argent comptant. Le principe essentiel consiste à remettre en question les a priori que nous avons de nos aptitudes et celles des autres ! CQFD

La foi le moteur de la vie

Si vous observez les gens qui ont réussi, vous constaterez qu'ils ont commencé par définir une cible, car sans but, pas de tir au but.

Ils ont ensuite agi, car connaître son but ne suffit pas.

Ils n'ont cessé de s'adapter, de modifier leur comportement jusqu'à ce qu'ils trouvent celui qui fonctionnait efficacement.

Voyez le cas de Steven Spielberg. A l'âge de 36 ans, il est devenu le cinéaste le plus célèbre de tous les temps.
Il est déjà l'auteur de films les plus diffusés au monde.

Comment est-il parvenu là si jeune ? C'est une histoire remarquable.

Depuis l'âge de 12 ou 13 ans, Spielberg savait qu'il voulait devenir metteur en scène de cinéma.
Mais sa vie changea en un après-midi au cours duquel il participa à la visite organisée des studios de la Compagnie Universal : il avait alors 17 ans.

Le programme ne prévoyait cependant pas la visite des plateaux, où se déroulent les choses intéressantes.

Alors Spielberg décida de passer à l'action.

Il faussa compagnie à tout le monde afin d'assister à un vrai tournage et finit par rencontrer le responsable du service des scénarios, qui bavarda avec lui et manifesta de l'intérêt pour ses projets de films.

Spielberg savait ce qu''il voulait. L'histoire aurait pu s'arrêter là mais il changea sa façon d'agir.

Le lendemain, il mit un costume, emprunta la mallette de son père, où il ne mit qu'un sandwich et deux barres de chocolat, et il retourna aux studios.

Faisant comme s'il était de la maison, il franchit le poste de garde d'un air décidé.

Une fois sur place, il avisa une caravane abandonnée et, à l'aide de lettres en plastique, il inscrivit sur la porte : STEVEN SPIELBERG, REALISATEUR.

Puis il passa l'été à rencontrer des metteurs en scène, des écrivains, des scénaristes, à traîner à la lisière de ce monde qui le fascinait, à tirer profit de la moindre conversation, à observer et développer une acuité sensorielle de plus en plus vive à l'égard de tout ce qui touchait au cinéma.

Finalement, à l'âge de 20 ans, il était déjà devenu un familier des studios, ce qui lui permit de montrer à Universal un petit film qu'il avait réalisé avec les moyens de bord.

On lui offrit alors de signer un contrat de 7 ans pour la réalisation de feuilletons télévisés. Son rêve était devenu réalité.

Steven Spielberg savait ce qu'il voulait. Il savait quand son action le rapprochait ou l'éloignait de son but. Et il possédait cette souplesse qui permet de modifier son comportement de manière à obtenir ce que l'on veut.

D'ailleurs, tous ceux qui réussissent font la même chose. Ils ne cessent de s'adapter jusqu'à ce qu'ils aient la vie qu'ils souhaitaient.

Il s'agit en fait de fournir à notre cerveau les signaux qui nous donneront le pouvoir d'agir de la manière la plus efficace possible.

Regardez la marche sur le feu que l'on peut pratiquer lors de séminaires. Le but consiste à apprendre aux gens à agir au lieu de s'arrêter par la peur !


Il s'agit de franchir pieds nus quatre mètres de charbons ardents dont la température varie entre 650 et 1100 degrés.

Dans les groupes avancés, il y a même des gens qui traversent parfois le lit de braises de près de 15 mètres de long.

La fascination des médias pour la marche sur le feu a détourné le sens du message donné.

L'objectif n'est pas de marcher sur le feu. Il n'y a pas grand chose à retirer sur le plan économique ou social d'une déambulation sur une couche de charbons ardents.

La marche sur le feu est une expérience de pouvoir personnel, un exemple des possibilités que nous possédons en nous et une occasion d'obtenir des résultats qu'on avait crus jusque-là inaccessibles.

Depuis des milliers d'années, les hommes pratiquent diverses formes de marche sur le feu.

Dans certaines parties du monde, c'est un acte mystique.
Mais lors des séminaires, (Anthony Robbins), cela ne correspond pas à une pratique religieuse.

C'est en somme une expérience de croyance.
Cela montre aux gens de la manière la plus physique qui soit qu'il peuvent changer, croître, grandir, faire des choses qu'ils n'auraient jamais crues possibles.

Cela leur apprend que leurs plus grandes peurs et leurs limites ne leur sont imposées que par eux-mêmes.

La question de savoir si vous pouvez marcher sur le feu ou non tient à votre capacité de communiquer avec vous-même d'une manière qui vous conduise à AGIR !

Et cela malgré toutes les peurs programmées en vous devant ce qui peut arriver.

La leçon est simple : vous pouvez faire quasiment tout ce que vous voulez, du moment que vous réussissez à mobiliser les ressources vous permettant de croire à ce que vous voulez faire et de prendre les mesures utiles.

Tout cela aboutit à une idée simple : le succès n'arrive pas par hasard ! Cela ne tient pas à un coup de dés !

Je citerai en conclusion Jim ROHN : "tout effort discipliné offre une récompense multiple."

Détruire et reconstruire

Détruire et reconstruire !!

Une anecdote intéressante à Gunkanjima, où se trouve un temple bouddiste zen.
La très belle structure est située au milieu d'une immense forêt, mais à côté un gigantesque terrain demeure en friche.

Un touriste demanda la raison de ce terrain, et le moine expliqua :

"C'est le lieu de la prochaine construction.
Tous les 20 ans, nous détruisons ce temple que vous voyez et nous le reconstruisons à côté !

Ainsi, les moines charpentiers, maçons et architectes ont la possibilité de toujours exercer leurs capacités, et de les enseigner à leurs apprentis.

Nous montrons aussi que rien dans la vie n'est éternel, et que même les temples sont dans un processus de perfectionnement constant".

La peur du rejet

Le cric !!

Un représentant crève un pneu en rase campagne.

Il ouvre son coffre et cherche son cric... en vain.

Pas de cric !

Comme il se trouve sur une petite route de campagne, en plein mois de juillet, il se dit que personne ne va passer par là pour le secourir.

Il décide de se rendre au village le plus proche, dont il voit le haut du clocher au loin, pour emprunter un cric.

Le chemin est long, il fait chaud et en route, il se dit :;

"Est-ce qu'il vont seulement avoir un cric à me prêter ?"

Il avance encore, et tout transpirant, se dit :

"Et je connais les gens du coin, ils n'aiment pas les étrangers!"

Il marche encore, et se dit :

"Ils ne me connaissent pas, vont-ils seulement vouloir me le prêter, ce cric ?"

Et il continue ainsi, s'imaginant les scénarios les plus désagréables, étant pris à parti par les villageois qui trouvent louche qu'il veuille emprunter un cric, proposant de l'acheter, personne ne voulant lui en vendre un, etc... etc...

Il s'approche du village, de plus en plus énervé intérieurement, se met sur la place du village, et hurle :

"eh bien, puisque c'est comme ça, votre cric, vous pouvez vous le garder !!!".

Cette histoire m'inspire beaucoup, en effet combien de fois nous imaginons-nous ainsi des objections qui ne seront jamais levées, des craintes sans fondement et combien de fois, n'osons-nous pas demander par peur d'être rejeté ?